Sur les 2,2 millions d'étudiants français, plus de 60% (1,3 million) ont quitté le domicile parental et doivent donc se trouver un logement en début d'année. Or, dans le marché immobilier actuel et compte-tenu de leurs revenus mensuels moyens (582 euros), environ 180.000 étudiants connaissent chaque année de réelles difficultés pour se loger.
Les besoins supplémentaires sont estimés à 842.000 lits pour les seules 15 plus grandes agglomérations françaises. Ainsi, à Paris et en région parisienne, les résidences publiques ne peuvent satisfaire que 4,7% des besoins et les résidences privées, 5,8%.
Face à ce problème et afin de relancer la construction immobilière - notamment dans ce domaine précis - l'Etat a instauré la réduction d'impôt Bouvard ou dispositif LMNP Scellier. Pour mémoire sous réserve d'acquérir un bien immobilier neuf dans une résidence de services (tourisme, étudiants, EHPAD) et de le louer pendant au moins neuf ans, et à condition de renoncer à l'amortissement prévu dans la loi Scellier, l'investisseur bénéficie d'une réduction d'impôt correspondant à 25% du prix du logement (dans la limite de 300.000 euros par an), étalée sur neuf ans. A noter que dès 2011, le taux de réduction passera à 20%.
En outre, à cette réduction d'impôt s'ajoute un avantage du statut LMNP : la récupération de TVA à 19,6% sur le prix du bien.
Cette économie permet d'accroître les rendements de l'investissement jusqu'à 5 voire 7% (après avantages fiscaux).
En effet, alors que l'Etat finance de moins en moins de programmes (d'ici à 2020, seulement 6.000 nouveaux logements Crous financés par la région Ile-de-France), le dispositif Censi-Bouvard paraît un excellent booster de construction de résidences étudiantes...