Alors qu'entre 1982 et 2006, le nombre de Français propriétaires est passé de 51% de la population à 57,1%, il est indéniable de constater que les foyers les moins aisés ne suivent plus.
En effet, même si les ménages les plus riches sont de plus en plus nombreux à accéder à la propriété (71% en 2002 puis 75% en 2006), l'on note un recul pour les plus modestes (de 38% en 2002 à 36% en 2006), ainsi que pour les "primo-accédants", souvent jeunes et aux revenus également limités. A noter qu'avec la tendance haussière des prix de l'immobilier, l'accès à la propriété devient de plus en plus compliqué.
Néanmoins, une certaine baisse des taux d'intérêt constatée entre 2002 et 2006, renforcée par l'allongement des durées d'emprunts, a permis de maintenir le marché. En outre, l'on remarque un déplacement : les nouvelles acquisitions se font non plus en proche banlieue mais davantage en zone rurale éloignée.
Quoi qu'il en soit, avec la hausse du prix des carburants, les investisseurs réfléchissent à deux fois avant d'acheter en campagne. Pour les foyers les plus modestes ne reste plus qu'une éventuelle baisse des prix.