A la lumière des analyses sociologiques, force est de constater que les moeurs modernes bouleversent la donne en matière immobilière.
En effet, avec l'éclatement de la cellule familiale classique, et par ricochet l'essor des familles monoparentales ou recomposées (en raison des divorces ou séparations), là où un logement suffisait il en faut désormais deux : la demande de logements double.
De plus, la politique du "chacun chez soi" séduit nombre de couples, ce qui ralentit la rotation des logements et génère un supplément de demande.
Par ailleurs, l'allongement de la durée de la vie, donc l'augmentation de la part de la population dite "sénior" freine également le changement de locataire/propriétaire des logements. Sans oublier qu'ils peuvent tout-à-fait acheter une résidence secondaire, sans renoncer pour autant à leur résidence principale.
Enfin, le monde de travail joue son rôle : d'une part, certains ménages, faute de moyens ne peuvent accéder à la propriété ni s'agrandir, tandis que d'autres optent pour une résidence de "semaine" (professionnelle) et une résidence familiale.
Tous ces comportements modifient les données en matière de logement, et l'Etat doit donc faire face à une demande en constante augmentation (100.000 logements supplémentaires en plus des besoins classiques).